Le mode de vie méditerranéen réduit-il le risque d’obésité chez les petites filles ?
Une intervention basée sur le mode de vie méditerranéen pourrait aider à limiter la prise de poids et à améliorer la composition corporelle des petites filles exposées à un risque d’obésité en raison de l’histoire familiale. Cette approche combine une alimentation riche en huile d’olive, en poisson, en fruits et en légumes frais avec des séances régulières d’activité physique adaptées à leur âge.
L’étude a suivi pendant un an plus de deux cents enfants âgés de trois à six ans, tous ayant au moins un parent en surpoids ou obèse. Les participants ont été répartis en deux groupes : l’un bénéficiant d’un programme méditerranéen complet, l’autre recevant des conseils généraux sur la santé. Les familles du groupe intervention ont reçu chaque mois de l’huile d’olive et du poisson, ainsi que des ateliers sur l’alimentation et des séances de sport deux fois par semaine. À la fin de l’année, les résultats montrent une diminution significative de l’indice de masse corporelle et de la masse grasse chez les filles, mais pas chez les garçons. Aucun changement notable n’a été observé concernant les facteurs de risque cardiovasculaire comme la tension artérielle ou le taux de sucre dans le sang.
Le mode de vie méditerranéen est reconnu pour ses bienfaits sur la santé, notamment grâce à sa richesse en acides gras insaturés et en antioxydants. Pourtant, peu d’études avaient jusqu’ici examiné son impact spécifique sur la composition corporelle des jeunes enfants à risque. Ici, l’effet positif observé chez les filles suggère que les interventions précoces pourraient être plus efficaces si elles sont adaptées selon le sexe.
Cette recherche souligne aussi l’importance de cibler les populations les plus vulnérables plutôt que de proposer des programmes généraux. Les enfants impliqués présentaient déjà une alimentation et des habitudes de vie plutôt saines au départ, ce qui explique pourquoi les améliorations sur les marqueurs cardiovasculaires restent limitées. L’intervention a surtout permis de maintenir des valeurs normales, évitant ainsi une dégradation de leur état de santé.
Les chercheurs soulignent la nécessité de poursuivre ces travaux sur un plus grand nombre d’enfants et sur une durée plus longue pour confirmer ces résultats et mieux comprendre pourquoi les filles répondent davantage à ce type de programme. L’adhésion au régime méditerranéen a augmenté chez les familles participantes, ce qui pourrait faciliter la prévention à long terme de l’obésité et de ses complications.
À propos de nos sources
Publication originale
DOI : https://doi.org/10.1007/s00431-026-06844-3
Titre : A Mediterranean lifestyle obesity prevention intervention in preschoolers at risk: MELI-POP Study—a randomized controlled trial
Revue : European Journal of Pediatrics
Éditeur : Springer Science and Business Media LLC
Auteurs : A. Larruy-García; P. De Miguel-Etayo; M. Gil-Campos; L. M. Esteban; R. Picáns-Leis; B. Pastor-Villaescusa; R. Vázquez-Cobela; K. Flores-Rojas; R. Leis; L. A. Moreno