{"id":51,"date":"2026-06-13T09:30:55","date_gmt":"2026-06-13T07:30:55","guid":{"rendered":"https:\/\/publichealthtribune.com\/fr\/2026\/06\/13\/les-femmes-atteintes-dhypercholesterolemie-familiale-subissent-un-risque-cardiovasculaire-plus-eleve\/"},"modified":"2026-06-13T09:30:59","modified_gmt":"2026-06-13T07:30:59","slug":"les-femmes-atteintes-dhypercholesterolemie-familiale-subissent-un-risque-cardiovasculaire-plus-eleve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/publichealthtribune.com\/fr\/2026\/06\/13\/les-femmes-atteintes-dhypercholesterolemie-familiale-subissent-un-risque-cardiovasculaire-plus-eleve\/","title":{"rendered":"Les femmes atteintes d\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale subissent un risque cardiovasculaire plus \u00e9lev\u00e9"},"content":{"rendered":"<h1>Les femmes atteintes d\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale subissent un risque cardiovasculaire plus \u00e9lev\u00e9<\/h1>\n<p>L\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale expose les femmes \u00e0 des d\u00e9fis uniques tout au long de leur vie, augmentant leur risque de maladies cardiovasculaires. D\u00e8s la naissance, les filles atteintes de cette maladie g\u00e9n\u00e9tique pr\u00e9sentent des taux de cholest\u00e9rol LDL plus \u00e9lev\u00e9s que les gar\u00e7ons, et cette diff\u00e9rence s\u2019accentue avec l\u2019\u00e2ge. \u00c0 19 ans, les femmes ont d\u00e9j\u00e0 accumul\u00e9 un fardeau en cholest\u00e9rol LDL bien sup\u00e9rieur \u00e0 celui des hommes, ce qui les expose davantage \u00e0 des complications comme l\u2019ath\u00e9roscl\u00e9rose.<\/p>\n<p>Le diagnostic intervient souvent plus tard chez les femmes, avec un retard de 3 \u00e0 7 ans par rapport aux hommes. Cette situation aggrave leur exposition prolong\u00e9e \u00e0 un taux \u00e9lev\u00e9 de cholest\u00e9rol LDL, un facteur cl\u00e9 dans le d\u00e9veloppement des maladies cardiaques. De plus, les traitements pour r\u00e9duire ce cholest\u00e9rol sont moins fr\u00e9quemment prescrits aux femmes, qui ont \u00e9galement 37 % de chances en moins d\u2019atteindre les objectifs th\u00e9rapeutiques recommand\u00e9s.<\/p>\n<p>La p\u00e9riode de procr\u00e9ation repr\u00e9sente une phase particuli\u00e8rement vuln\u00e9rable. Les traitements hypolip\u00e9miants sont g\u00e9n\u00e9ralement interrompus avant la grossesse, pendant celle-ci et durant l\u2019allaitement, entra\u00eenant une perte moyenne de 2,3 ann\u00e9es de traitement par statines pour chaque femme. Certaines peuvent m\u00eame cumuler jusqu\u2019\u00e0 14 ans sans traitement, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 une r\u00e9duction de 20 % des ann\u00e9es de protection offertes par les statines sur toute une vie. Pendant la grossesse, le taux de cholest\u00e9rol LDL augmente naturellement de 30 \u00e0 50 %, mais chez les femmes atteintes d\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale, il peut atteindre des niveaux extr\u00eames, d\u00e9passant parfois 8 ou 9 mmol\/L. Cette hausse, combin\u00e9e \u00e0 l\u2019arr\u00eat des m\u00e9dicaments, expose les femmes \u00e0 des p\u00e9riodes prolong\u00e9es de taux de cholest\u00e9rol non contr\u00f4l\u00e9s.<\/p>\n<p>La m\u00e9nopause marque une autre \u00e9tape critique. Les taux de cholest\u00e9rol LDL augmentent en moyenne de 12 % pendant cette transition, avec une hausse encore plus marqu\u00e9e chez les femmes porteuses de la mutation responsable de l\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale. Apr\u00e8s 50 ans, leurs taux de cholest\u00e9rol LDL deviennent en moyenne 0,6 mmol\/L plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des hommes, acc\u00e9l\u00e9rant encore le risque de maladies cardiovasculaires.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ces d\u00e9fis, les femmes atteintes de cette maladie d\u00e9veloppent moins de maladies coronariennes que les hommes, m\u00eame si leur risque relatif par rapport \u00e0 la population f\u00e9minine g\u00e9n\u00e9rale reste plus \u00e9lev\u00e9. Par exemple, leur risque de mortalit\u00e9 coronarienne exc\u00e8de de 50 % celui des hommes atteints de la m\u00eame maladie, compar\u00e9 \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale. Cela s\u2019explique par leur exposition cumul\u00e9e plus importante au cholest\u00e9rol LDL, due \u00e0 un diagnostic tardif, des traitements moins intensifs et des interruptions th\u00e9rapeutiques pendant les ann\u00e9es de reproduction.<\/p>\n<p>Les traitements disponibles, comme les statines, l\u2019\u00e9z\u00e9timibe ou les inhibiteurs de PCSK9, permettent de r\u00e9duire significativement le cholest\u00e9rol LDL. Pourtant, les femmes re\u00e7oivent moins souvent ces traitements ou des combinaisons de m\u00e9dicaments. Pendant la grossesse, les options se limitent \u00e0 l\u2019aph\u00e9r\u00e8se des lipoprot\u00e9ines ou aux s\u00e9questrants des acides biliaires, des solutions moins accessibles ou moins efficaces. Bien que les statines soient g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9conseill\u00e9es pendant la grossesse, des \u00e9tudes r\u00e9centes sugg\u00e8rent qu\u2019elles pourraient \u00eatre envisag\u00e9es apr\u00e8s le premier trimestre pour les femmes \u00e0 tr\u00e8s haut risque, sous r\u00e9serve d\u2019une d\u00e9cision partag\u00e9e avec le m\u00e9decin.<\/p>\n<p>Les facteurs de risque traditionnels, comme l\u2019ob\u00e9sit\u00e9, le diab\u00e8te de type 2, l\u2019hypertension ou le tabagisme, aggravent encore ce tableau. L\u2019hypertension, en particulier, augmente davantage le risque de maladies cardiovasculaires pr\u00e9coces chez les femmes que chez les hommes. Pourtant, les femmes restent moins susceptibles de d\u00e9velopper un diab\u00e8te de type 2, m\u00eame si l\u2019ob\u00e9sit\u00e9 multiplie par cinq ce risque.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, les femmes atteintes d\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale subissent un fardeau plus lourd en raison de particularit\u00e9s biologiques, de retards diagnostiques et de traitements moins adapt\u00e9s. Leur risque cardiovasculaire, bien que moins \u00e9lev\u00e9 en valeur absolue que celui des hommes, reste disproportionn\u00e9 par rapport \u00e0 la population f\u00e9minine g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<hr>\n<h2>\u00c0 propos de nos sources<\/h2>\n<h3>Publication originale<\/h3>\n<p><strong>DOI\u00a0:<\/strong> <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11883-026-01431-1\" target=\"_blank\">https:\/\/doi.org\/10.1007\/s11883-026-01431-1<\/a><\/p>\n<p><strong>Titre\u00a0:<\/strong> Familial Hypercholesterolemia in Women: Diagnosis, Treatment, and Cardiovascular Outcomes Across the Lifespan<\/p>\n<p><strong>Revue : <\/strong> Current Atherosclerosis Reports<\/p>\n<p><strong>\u00c9diteur : <\/strong> Springer Science and Business Media LLC<\/p>\n<p><strong>Auteurs : <\/strong> Irene Karungi; Kirsten B. Holven; Kausik K. Ray; Amany Elshorbagy<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les femmes atteintes d\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale subissent un risque cardiovasculaire plus \u00e9lev\u00e9 L\u2019hypercholest\u00e9rol\u00e9mie familiale expose les femmes \u00e0 des d\u00e9fis uniques tout au long de leur vie, augmentant leur risque de maladies cardiovasculaires. 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